MEDUSA
Simulation 3D du projet.
62 tubes lumineux posés au sol. Alimention éléctrique en 220 volts.
Dimension globale approximative : largeur : 3.15m et longueur : 10m


A partir de la démarche simple qui consiste en "fouiller" dans les magasins de bricolage des objets et matériaux, je me suis arreté sur un objet lumineux standard : un tube lumineux à fixer comme éclairage d'appoint. Voila le point de départ à la réalisation d'un nouvel être au sein de mon bestaire.

"MEDUSA" est un être coincé entre deux mondes. Observé pour la première fois dans la Faille en milieu aquatique, "MEDUSA" possède la faculté d'y entrer et sortir quand bon lui semble.

Je me suis inspiré pour ce travail du film "Qui veut la peau de Roger Rabbit?" (Who Framed Roger Rabbit), ou les toons dialoguent dans notre monde réel. Ils sont dans un calque mi concret, mi abstrait qui se superpose à la réalité. Avec "MEDUSA", le lien que je recherche est celui d'extraire des éléments de jeux vidéos (de façon plus large de l'espace numérique) et d'en proposer ma vision plastique qui se pose dans l'espace sous la forme de sculptures, dessins, installations.
"MEDUSA" est donc un "dessin plat" lumineux composé de 62 tubes posés au sol. Je souhaite utiliser dans cette installation l'élément propre au branchement électrique des tubes : les fils d'alimentation électrique. Ils font partie intégrante du dessin, qui sans masquage, gardent le rapport filandreux entre le référent (une méduse) et sa représentation (l'accumulation des tubes qui dessine la méduse). "MEDUSA" est donc un nouvel être qui rentre dans l'ensemble "des génériques" démarré en 2006 avec les volumes "le crapaud", "le rocher", "l'abri" et "la Bête-Monde".





Travail en cours.

Afin de modéliser une représentation dans l'espace d'un projet d'installation, il existe plusieurs moyens, tous relevant de la simulation.
Une première possibilité est de réaliser une maquette, une vue physique réelle avec des matériaux divers comme du carton, bois plexi... et une autre souvent complémentaire est de modéliser en 3D l'espace et l'œuvre, afin  de travailler des éclairages et une mise en ambiance. Des mouvements de caméra peuvent aussi proposer un parcours à la manière d'un visiteur explorant l'installation. Ce principe de travail renvoie aux méthodes des projets d'architecture.

Je souhaite travailler cette vidéo dans un espace d'entre-deux. Par le travail de modélisation 3D de l'installation MEDUSA, j’ai conçu une maquette immatérielle dont je joue avec les propriétés. Le point de vue que je propose dans cette vidéo est physiquement faux, le spectateur ne pouvant voir MEDUSA de cette façon.

La définition d'une œuvre et d'une maquette se pose par le fait de la finalité de ce travail, renvoyant non pas "à montrer ce que peut être le projet", mais le faire dévier vers une autre possibilité : celle d'une fiction caduque et hors contexte.